Six conséquences de prêter de l’argent à la famille et aux amis

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Prêter de l'argent

Six conséquences de prêter de l’argent à la famille et aux amis

Que feriez-vous si un proche vous demandait de lui prêter de l’argent? Accepteriez-vous sans hésiter ou serait-ce un « non » catégorique? Ou peut-être accepteriez-vous à contrecœur?

La majorité des gens seront confrontés à cette décision un jour ou l’autre. Il est donc important de savoir comment réagir pour ne pas être pris au dépourvu si la situation se présente.

L’ennui, c’est qu’il est très difficile d’anticiper objectivement les conséquences lorsque l’on prête de l’argent. L’émotivité prend le dessus et influence notre décision.

Les six conséquences possibles lorsque l’on prête de l’argent à des proches

Tout le monde aimerait aider un membre de sa famille ou un ami qui a des problèmes financiers. Mais aider quelqu’un à résoudre ses problèmes de dettes peut avoir des conséquences à plusieurs niveaux.

  1. Le prêt peut compromettre votre relation avec l’emprunteur s’il ne parvient pas à vous rembourser;
  2. Le prêt peut devenir une source de dispute avec votre conjoint ou conjointe en cas de désaccord avec l’octroi de ce prêt;
  3. D’autres membres de la famille ou amis pourraient s’attendre au même traitement;
  4. Le prêt peut être perçu comme du favoritisme par d’autres proches et engendrer du ressentiment envers vous et l’emprunteur;
  5. Prêter de l’argent peut valider et encourager le maintien d’un comportement problématique qui cause l’endettement de la personne;
  6. Prêter de l’argent pourrait ultimement vous causer des difficultés financières.

Qui emprunte de l’argent et pourquoi

Nous l’avons dit à plusieurs reprises sur ce blogue : personne n’est à l’abri des problèmes de dettes. Cela veut donc dire que n’importe qui pourrait vous solliciter pour que vous lui prêtiez de l’argent.

Ceci dit, le scénario le plus commun demeure celui où un enfant adulte sollicite l’aide de ses parents. Dans de telles circonstances, bon nombre de parents acceptent de prêter de l’argent à leurs enfants.

En effet, il leur est difficile de demeurer insensible aux ennuis de leurs enfants. Peu importe les causes des problèmes financiers, ils vont se sentir obligés de les aider. Malheureusement, ils s’exposent par le fait même aux risques dont nous avons déjà parlé.

Savoir dire non

Refuser d’aider financièrement un proche n’est pas facile. Il faut savoir faire preuve de diplomatie pour accueillir la situation avec empathie tout en refusant fermement la demande.

Qu’elles soient vraies ou fausses, les affirmations suivantes pourraient vous servir d’excuses pour ne pas prêter de l’argent :

  • Expliquez que vous n’avez pas les moyens financièrement;
  • Évoquez des mauvaises expériences passées dans des situations similaires;
  • Offrez de l’aide sous une autre forme :
    • P. ex. payer une passe d’autobus à quelqu’un qui demande 1 000 $ pour réparer sa voiture. Cela répond à ses besoins de transport et lui permet d’accumuler l’argent nécessaire pour payer les réparations.
  • Si c’est envisageable, aiguillez la personne à votre conseiller financier;
  • Renvoyez la personne à un syndic autorisé en insolvabilité (SAI) de Ginsberg Gingras pour procéder à une analyse gratuite de sa situation.

Généralement, votre refus sera bien accueilli par la personne qui vous sollicite. N’oubliez pas que cette personne est sûrement mal à l’aise de vous demander de l’argent. Elle comprend qu’insister ne fera que rendre la situation plus inconfortable.

Mais il y a bien entendu des exceptions. Ainsi à l’inverse, certaines personnes n’hésiteront pas à vous culpabiliser pour arriver à leur fin.

  • « Je vais tout perdre et me retrouver dans la rue. »
  • « Je pensais que tu étais mon ami… Entre amis, il faut s’aider. »
  • « Je te promets de te rembourser, avec des intérêts. »

À ce stade-ci, une résolution satisfaisante pour les deux parties est pratiquement impossible. Il est néanmoins important de demeurer sur votre position. Si vous flanchez à ce moment, l’autre n’hésitera pas à utiliser ce stratagème à nouveau.

Enfin, si avez besoin de mettre fin rapidement à la discussion, vous pouvez dire que vous allez y réfléchir. Ceci vous permettra de gagner du temps et de reprendre la discussion selon vos conditions, lorsque vous serez disposé à le faire. Mais évidemment, ceci ne fait que repousser le problème temporairement.

Vous décidez de prêter de l’argent

Dans certaines circonstances, vous pourriez accepter de prêter de l’argent à un proche. Si tel est le cas, voici quelques règles :

  • Prêtez seulement le montant avec lequel vous vous sentez à l’aise;
  • Ne vous fixez pas d’attente quant au remboursement;
  • Au besoin, protégez-vous en rédigeant une entente écrite;
    • Faites notarier l’entente s’il s’agit d’un gros montant;
  • Demandez-vous si le prêt va réellement aider la personne.

L’aide d’un syndic autorisé en insolvabilité

Selon mon expérience, les personnes qui empruntent de l’argent à des proches ne vivent pas des difficultés temporaires. Il s’agit souvent d’un problème chronique qui ne sera pas résolu par l’entremise du prêt que vous leur ferez.

Dans des biens cas, ces personnes auraient intérêt à contacter un syndic autorisé en insolvabilité (SAI) de Ginsberg Gingras. Suite à une analyse gratuite, un SAI serait en mesure de leur présenter des solutions permanentes à leurs problèmes de dettes.

Si un membre de votre famille ou un ami vous demande de l’argent, parlez-lui des consultations gratuites de Ginsberg Gingras. Pour y avoir droit, il n’a qu’à remplir le formulaire à la page Diagnostic rapide.

Pascal Gagnon

Pascal Gagnon, CPA, CGA, CIRP, SAI

Syndic autorisé en insolvabilité

Bachelier en administration des affaires de l'Université du Québec à Hull, Pascal Gagnon s'est joint à Ginsberg Gingras en 1995.

Il a ensuite obtenu la désignation professionnelle CGA en 1997 et sa licence de syndic autorisé en insolvabilité en 2002.

M. Gagnon a su développer au cours des années une expertise en insolvabilité des entreprises et des consommateurs.

Il est nommé vice-président le 1er janvier 2013.

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