Les 6 signes de dépenses impulsives

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Les 6 signes de dépenses impulsives

Il nous arrive tous de faire des dépenses impulsives. Loin d’être essentielles à la vie courante, certaines dépenses sont effectuées pour des raisons dites émotionnelles. Souligner une promotion, se récompenser, fuir un stress ou dépenser pour combler un manque en sont de bons exemples.  Toutefois, si elles ne sont pas contrôlées, ces dépenses compulsives peuvent mener à l’endettement et nuire à la santé financière.

Pour savoir si vous adoptez de tels comportements d’achat, continuez votre lecture. En plus de vous informer sur les raisons de ces dépenses, vous aurez quelques stratégies pour les éviter et orienter vos achats vers des besoins essentiels.

Dépenser de façon compulsive, un comportement d’achat très répandu

Un sondage réalisé par Capital One a démontré que les trois quarts des Québécois effectuent des achats impulsifs sans pouvoir se contrôler. Dans un tel contexte, un questionnement et une prise de conscience doivent parfois s’imposer pour contrer ces dépenses émotives.

  1. Vous recherchez une satisfaction instantanée

    Parfois, les malchances et les stress s’accumulent de façon exponentielle. Face à une période difficile, il est possible d’être anxieux, agité et irrité. Pour combattre ces sentiments négatifs, certains vont rechercher la satisfaction instantanée que le magasinage procure. Malheureusement, le soulagement apporté par l’achat du tout dernier appareil électronique ou d’un vêtement est éphémère. De plus, un sentiment de culpabilité peut apparaître à cause des dépenses ou de l’endettement créé. Résultat : le moral est encore plus bas qu’avant la séance de magasinage et l’endettement est plus important.
    Pour éviter de dépenser impulsivement en étanchant votre besoin de satisfaction instantanée, prenez du recul avant d’aller au magasin. Tentez de trouver d’autres activités pour surmonter les émotions qui vous poussent à chercher une gratification instantanée : parler à des amis, sortir faire une marche ou même regarder un film. Si toutefois vous êtes incapable de résister au magasinage, tâchez de prendre du recul avant d’acheter l’article convoité. Laissez écouler quelques jours durant lesquels vous réfléchissez aux conséquences de cette dépense émotive.  Assurez-vous notamment que votre besoin est réel et que la dépense respecte votre capacité budgétaire. Si vous dépassez votre budget ou utilisez une carte de crédit par exemple, vous augmentez vos dettes et nuisez probablement à votre santé financière. Vous risquez même de payer des intérêts si vous ne remboursez pas le montant dû dans les 30 jours. De plus, si votre budget est limité, il pourrait être difficile de payer votre solde sur la carte de crédit et vous accumulerez des dettes chaque mois.

  2. Vous vous dites que «vous le méritez»

    Travailler fort pour atteindre des objectifs personnels ou professionnels peut donner l’envie de se récompenser. Cependant, adopter un tel comportement peut engendrer des répercussions sur vos finances personnelles. De plus, justifier l’achat d’une paire de souliers qui ne cadre pas dans votre budget en prétextant que vous le méritez cache peut-être un autre problème. Ce type de dépenses impulsives pourrait être associé à un besoin de rehausser votre estime personnelle.
    Ce type de dépenses étant directement lié aux émotions, il est recommandé de réfléchir aux sentiments qui vous habitent au moment de l’achat. Cet achat sert-il à oublier temporairement un problème, que seules une vraie solution et des ressources qualifiées pourraient adéquatement régler? Sachez également qu’il existe d’autres manières de se récompenser après une période difficile au travail ou l’atteinte d’un objectif personnel. Il peut s’agir d’un après-midi entre amis, d’une soirée à la chandelle en amoureux ou même d’une sortie au parc avec vos enfants.

  3. Vous achetez pour évacuer le stress

    Le rythme de vie actuel est très rapide. Le stress peut être intense entre les responsabilités professionnelles et familiales, la vie sociale, les rénovations de la maison et les activités parascolaires des enfants. Il faut aussi savoir prendre du temps pour soi pour décrocher un peu. Pour certains, le magasinage permet d’évacuer le stress accumulé et d’oublier les soucis quotidiens. Mais si vous ne pouvez pas vous contenter de faire du lèche-vitrine, vous risquez de faire des dépenses impulsives.
    Ainsi, pour évacuer votre stress quotidien, il est préférable de privilégier des activités qui vous éloigneront des centres commerciaux. Songez à faire du jogging, des sudokus ou une autre activité de votre choix.

  4. Vous avez le syndrome du voisin gonflable

    Le syndrome du voisin gonflable illustre un comportement très répandu : celui de se comparer aux autres et à leurs biens matériels. Cette forme de compétition malsaine peut créer chez certains un sentiment de dévalorisation, qui les pousse à acheter plus ou à dépenser des sommes importantes afin de posséder des articles plus luxueux que ceux de leur entourage. Si vous êtes dans une telle logique de comparaison, sachez que ces dépenses émotives mettront probablement en risque votre santé financière. Tentez de comprendre d’où provient ce sentiment de compétition et ce qui vous pousse à vous comparer. Rappelez-vous aussi que le statut social et l’approbation d’autrui ne s’achètent pas par les biens matériels.
    La prochaine fois que vous comparerez vos biens à ceux d’un collègue ou d’un voisin, demandez-vous si l’achat d’un article plus gros ou dispendieux en vaut vraiment la peine. Allez-vous vous endetter en raison d’une compétition malsaine? Avez-vous l’argent nécessaire pour effectuer une telle dépense émotive? Avez-vous besoin de l’article que vous vous apprêtez à acheter?

  5. Vous retournez très souvent vos achats compulsifs

    Pour certains, l’envie de dépenser est si prenante qu’ils achètent des biens compulsivement et les retournent au magasin par la suite. Après réflexion, ils réalisent que cette dépense émotive était superflue et ne répondait pas à un besoin essentiel. Même si aucune somme n’a été dépensée en fin de compte, ce processus demeure coûteux en énergie et en temps.
    S’il vous arrive fréquemment de retourner des achats compulsifs, sachez qu’il s’agit de dépenses émotives. Tentez de réfléchir aux raisons qui vous poussent à adopter ce comportement.

  6. Vous faites des dépenses impulsives pour oublier vos problèmes financiers

    Aussi contradictoire que cela puisse paraître, bien des gens ressentent le besoin de dépenser à la suite d’une mauvaise nouvelle de nature financière, comme la perte d’un emploi. Ce comportement compulsif contribue à augmenter les dettes et, évidemment, cela ne fait qu’aggraver la situation. Quand une difficulté financière survient, évitez de dépenser. Tentez plutôt de maintenir un budget à jour et de distinguer vos besoins réels des dépenses impulsives. Si vous vivez encore une émotion négative comme la colère ou la tristesse, canalisez votre énergie vers d’autres activités. Par exemple, faire du sport vous libérera de votre stress pendant quelques heures et éloignera probablement votre envie de dépenser.

Vos dépenses impulsives deviennent-elles un problème?

Comme vous avez pu le constater, plusieurs situations deviennent des pièges pour les personnes qui dépensent impulsivement et des problèmes financiers peuvent alors survenir. Si vous éprouvez régulièrement de la culpabilité face à vos achats, si vos dépenses vous empêchent d’économiser pour les urgences ou que les créanciers commencent à vous appeler, il est suggéré de prendre un peu de recul et de comprendre vos comportements d’achats ou même les émotions vécues.

Enfin, si vous avez l’impression que vos dettes sont trop importantes et que vous vous demandez comment en sortir, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec l’un des syndics autorisés en insolvabilité de Ginsberg Gingras. Nos professionnels vous rencontreront sans jugement et vous aideront à retrouver une santé financière adéquate.

Pascal Gagnon

Pascal Gagnon, CPA, CGA, CIRP, SAI

Syndic autorisé en insolvabilité

Bachelier en administration des affaires de l'Université du Québec à Hull, Pascal Gagnon s'est joint à Ginsberg Gingras en 1995.

Il a ensuite obtenu la désignation professionnelle CGA en 1997 et sa licence de syndic autorisé en insolvabilité en 2002.

M. Gagnon a su développer au cours des années une expertise en insolvabilité des entreprises et des consommateurs.

Il est nommé vice-président le 1er janvier 2013.

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